Files - WAD COVER #7

Texte WAD Contributor - Date 25 Juin 2012

Photo couverture : SEBASTIEN MEUNIER

Chaque semaine, vous découvrirez les couvertures du WAD depuis ses débuts ainsi que leurs éditos.
Une manière de retracer l’évolution de notre magazine depuis sa première parution en 1999.

On continue avec le numéro #7 datant de l'année 2000.

EDITO

PARIS JE T'AIME…

… un peu… Parce que quand on y débarque, c'est rarement pour s'amuser mais pour se trouver un job, essayer de se construite une vie, se "faire une place". On laisse derrière nous nos passés, qu'on n'a pas eu le courage de quitter pour Londres ou NYC. On aime Paris au minima quand on s'installe dans un studio plus près du périph que des halles. Et puis on aime Paris juste un peu… parce que le ciel y manque de soleil. Bon, a échappé au fog londonien, mais on n'a pas aussi chaud qu'à Madrid. Dommage.


… Beaucoup… Parce que depuis deux ou trois ans, la ville est agitée d'une fièvre créatrice dans la musique, la mode, la presse, le cinéma… C'est clair : il y a un buzz sur Paris. Et puis elle reste sans doute la plus belle ville du monde. Elle possède une architecture exceptionnelle, elle regorge de musée de niveau international, elle a un incroyable parc de théâtre et une infinie richesse culturelle. On débarque des quatre coins du monde pour la découvrir. Nous autres Parisiens, de naissance ou plus souvent d'adoption, nous ne réalisons pas toujours notre privilège de vivre ici.


… passionnément… Parce que comme dans toutes les passions, comme dans toutes les histoires d'amour fougueuses et absolues, il y a aussi des hauts et des bas, des envies de fuites, de prendre l'air. On aime Paris aussi pour cela, parce qu'elle est au centre de l'Europe et qu'en deux heures, on peut se retrouver à Londres, à Barcelone, à Ibiza ou à Amsterdam. Parce qu'il est important d'aller s'aérer la tête de temps en temps, de quitter Paris pour mieux la retrouver.


… à la folie… Parce qu'il existe toujours une folie parisienne. Hier, elle se nichait dans des cabarets mondialement connus. Aujourd'hui, on la trouve dans le tourbillon du shopping ( six nouvelles boutiques notables depuis la rentée !) et surtout de la nuit, des fêtes, les nuits blanches. Et ça, c'est fascinant.


… pas du tout… Parce que le niveau de la vie y grimpe à la vitesse du son, que Paris se transforme en un ghetto de riches, que la politique urbaines la nettoient de tout ce qui n'entre pas dans le moule. Et parce que le quotidien se résume trop souvent à l'infernale rengaine métro-boulot-dodo. Que les portables dépasse parfois le supportable. Que les chiens se soulagent toujours sur les trottoirs. Et que reviennent sans cesse ces perpétuels cauchemars qui détruisent chaque fois un peu l'image de Paris à l'étranger: les grèves. Mais on lui pardonne.


LA WADTEAM

Photo cover : SEBASTIEN MEUNIER

Each week, you will discover the WAD's covers since its beginning and their editorial. A way to see the evolution of our magazine since its first parution in 1999.

Let's continue with the WAD #7 from 2000.

EDITORIAL

I LOVE PARIS…

… A little… Because when you arrive in Paris, it is rarely for fun but rather to find a job, to construct your life, to «  find your place » in society. You leave behind your past and your provinces, and move to Paris because you did not dare leave the country for London or NYC. You like Paris a little lesser as you move closer to the ring road than to the Halles area. And then you like Paris just a bit… because you miss the sun and the blue sky. Well, you have escaped from London fog, but you’re not as warm as in Madrid. A shame.

… A lot … Because in the past two years, the town has been overcome by a creative fever in music in the world. Her architecture is exceptionnal , she is full of famous museums, she has an incredible number of theatres and her cultural scene is immense. People come from all over the world to discover it. However, parisians- whether they are native or immigrants – do not  always realise the privilege they have of living here.

… Passionately … because like in all passions, in all fiery and intense love stories, there are ups and downs, desires to run away, to take a breath of fresh air. You also loves Paris for that, because she is at Europe’s center and that in two hours time, you can be in London, Barcelona, Ibiza or Amsterdam. Because it is important to free your mind once in a while, to leave Paris and then to come back to it.

… Madly… Because the parisian craze still exists. It used to be present only in world famous cabarets. Today, you can find it in the shopping turmoil (six good new shops have opened since theend of summer ) and most of all at night, at parties which, despite what people say, still remain as crazy as ever. And so is the Parisian Madness : fashion shows, dreams, parties, sleepless nights nights. And that is fascinating.

… Not at all … Because living standards are growing at the speed of sound, because Paris is becoming a millionaire’s ghetto, because urban policies are washing away all that does not fit into the mold. Because daily life in the city can be summarised by «  sleep and work ». Because cell-phones ring incessantly. Because the Paris-Parisian microcosm soon become smothering. Because levels of pollution are unbearable. Because dogs excrete on the pavement. And because the eternal nightmare that ruins the Parisian image to the foreigner’s eye just will not stop coming back : strikes !

Catégorie: Art