Files - WAD COVER #21: THE BOYS & GIRLS ISSUE

Texte Caponigro Christelle - Date 15 Octobre 2012

Couverture.

Photographe : Matthieu Deluc

Modèle : Karine Asure / Christopher

Chaque semaine, vous découvrirez les couvertures du WAD depuis ses débuts ainsi que leurs éditos. Une manière de retracer l’évolution de notre magazine depuis sa première parution en 1999.

On continue avec le numéro #21 datant de l'année 2004.

Boys, boys, boys ! Accrochez-vous les garçons… les filles se déchainent ! Sous la chaleur de l’été, elle affichent haut et fort leur féminité, grâce à une mode urbaine de plus en plus de leur côté. Ça change… Vous vous rappelez l’époque où elles piquaient dans nos vestiaires de quoi s’accrocher coûte que coûte aux tendances ? Quand elles piochaient dans nos panoplies workwear ou jeanswear pour suivre la mode ? Quand elles se glissaient dans nos baggys informes, quitte à jouer les garçons manqués dans les rues ? Réduites à nous imiter, les pauvres… Et nous, réduits à fréquenter des filles qui n’en avaient pas l’air.

Eh bien tout cela, c’est du passé ! Plus la peine de poster un cadenas sur la porte du placard, elles ne nous piqueront plus nos fringues. Aujourd’hui, les filles s’assument comme elles et les marques les suivent… À moins que ce ne soit le contraire… De toute façon, le résultat est le même. La mode urbainr s’est structurée, différenciée, segmentée, sexualisée : elle propose désormais des vêtements résolument masculins d’un côté, et de l’autre, des produits très féminins. Ça va du plus machiste au plus sexy. On peut s’habiller sans plus se ressembler. Fini l’unisexe des années 80, vive la mixité ! Et même si Vincent Mc Doom s’évertue à porter du Miss Sixty, le constat est clair : les filles et les garçons ont enfin trouvé leurs marques et leurs lignes. À tel point qu’aujourd’hui, la quasi totalité des labels travaille aussi bien pour la femme que pour l’homme. Qui pourrait penser que Diesel et Replay n’étaient au départ que des marques masculines ?

Équilibre fille/garçon dans la rue… Comme dans ce numéro de WAD ! De façon parfaitement égale (on ne nous accusera pas de machisme), il se divise donc en un côté « Girls », un côté « Boys ». Ce magazine est le reflet de la sexualisation de la mode urbaine. On peut le prendre des deux côtés. Dans quelques instants, vous allez donc pénétrer dans un univers uniquement masculin. Des garçons parlent aux garçons, et se dévoilent sans fausse pudeur, un peu comme dans un vestiaire de rugby… Quand on voit l’allure de certains d’entre eux, les filles ne devraient pas s’en plaindre ! Que nous montrent nos photographes complices ? L’homme dans toute sa splendeur et son imagerie, qui aime les grosses cylindrées, pense aux nanas toute la journée… ou rêve d’en être une ! Mais n’ayez pas peur, nos hommes ne sont pas (que) des objets sexuels. Dans notre Playground, ils font tomber le masque de la sacro-sainte virilité pour laisser apparaître leur identité et leur sensibilité. Artistes au cœur tendre… il serait temps que les filles découvrent un peu ce que nous cachons sous notre carapace. Accrochez-vous…

Cover.

Photographer : Matthieu Deluc

Model: Karine Asure / Christopher

Each week, you will discover the WAD's covers since its beginning and their editorial. A way to see the evolution of our magazine since its first parution in 1999.

Let's continue with the WAD #21 from 2004.

Boys, boys, boys! Hold on boys, girls are on the loose! Under the summer sun, they’re showing off their feminity with the help of an urban fashion that’s more and more on their side. Things are changing. Do you remember the time when they had to steal stuff out of your wardrobe so they could be trendy too? When they had to pinch things out of our drawers full of workwear and jeanswear to be fashionable? When they slipped into your baggy jeans even if it meant playing wannabe boys when they went out? They were reduced into imitating us, the poor things, while we were sentenced to hang out with girls who didn’t even look like girls.

Well, all that’s in the past. You don’t need to put a lock on your cupboard anymore. They won’t be stealing your clothes anymore. Today girls are girls and labels are following them in their newfound feminity – or vice versa. Either way, the result’s the same. Urban fashion has become structured, differentiated, segmented, sexualized: it now offers clothes that are resolutely masculine on the one hand and products that are the very essence of women on the other – from the most macho to the sexiest. Unisex is over, long live to the duosex! Even if Vincent MacDoom admits to wearing Miss Sixty, the end result is still clear: girls and boys have finally found their own labels and their own lines. In fact, it’s reached such a point that nearly all the labels work as much as in womenswear as menswear. Who can believe today that Diesel or Replay began as menswear-only labels?

The girl-boy balance is in the street, and it’s also in this issue of WAD. Perfectly equal (so we couldn’t be accused of being macho), it’s divided into a “Girls” side and a “Boys” side. It’s a reflection of the sexualisation of urban fashion, one you can read from either side of the fence. In a few moments, you’re going to dive into a completely masculine world. Boys talking to boys, revealing themselves without false modesty, a bit like in a changing room after a rugby game. And girls, you’ll have nothing to complain about when you get an eyeful of how some of them look. What are we showing in our photos? Man in all his splendour and glorious look; man who likes big cars and who thinks about women all day – or dreams about being one! But don’t be afraid, our men are not (only) sexual objects. In our Playground, they let the sacrosanct mask of virility slip a little to reveal their identity and sensibility. They’re artists with tender hearts. We thought it was about time that women discovered a little of what we hide behind our thick skins.  Hold on…

Catégorie: Art