Files - WAD COVER #19: THE HISTORY ISSUE

Texte Contributor WAD - Date 2 Octobre 2012

Couverture.

Photographe : Philippe Gueguen

Modèle : Maud / Kalypha / Sandrine

Chaque semaine, vous découvrirez les couvertures du WAD depuis ses débuts ainsi que leurs éditos. Une manière de retracer l’évolution de notre magazine depuis sa première parution en 1999.

On continue avec le numéro #19 datant de l'année 2003.

« Les temps changent » ainsi commençait l’édito du premier numéro de WAD, il y a cinq ans. Les temps changeaient, en effet. Mais nous n’étions pas nombreux à le réaliser. Il suffisait pourtant d’ouvrir les yeux : la rue se métamorphosait, l’asphalte imposait ses diktats au nez et à la barbe des grands créateurs qui n’intéressaient plus personne, bizarrement, la France ne semblait pas prêter attention à cette mutation silencieuse, trop occupée qu’elle était à se reposer sur les lauriers de sa haute couture vieillissante.

WAD est donc né d’un constat et d’un pari : être le miroir de cette révolution vestimentaire. Faire de ce journal le témoin de son école. Représenter la rue et ses mille visages, ses mille looks. Pas d’élitisme, juste une envie : être le porte-parole du bitume. Et des petites marques qui, peut-être, deviendront les paquebots de demain.

En cinq ans, le pari a réussi. WAD s’est installé, et vous raconte, numéro après numéro, les évolutions constantes du « savoir se vêtir ». Pour fêter l’anniversaire, un thème s’imposait de lui-même : HISTORY ! Ne vous inquiétez pas, on ne va pas refaire l’histoire, mais on va vous en raconter… La nôtre d’abord, tant qu’à faire ! Et puis celle des gens sans qui notre mag n’aurait certainement pas la même tête qu’il a aujourd’hui. Ou n’oubliera personne, c’est promis.

On vous racontera l’histoire d’Harcourt, studio mythique, qui a bien voulu se prêter au jeu pour immortaliser nos héros à nous, les designers qui changent chaque jour la face du macadam (j’ai nommé les grands qui se cachent derrière Diesel, G-Star, Replay, Miss Sixty et Marithé & François Girbaud). Et puis, on ne peut s’autoproclamer étendard du bitume sans explorer les grottes de Lascaux modernes que sont les graffitis. Un voyage en profondeur dans l’influence de ces derniers sur la mode urbaine… mais aussi de la haute couture. Quand on vous dit que les plus grands se penchent maintenant avidement sur nous, petits citadins, pour pomper nos meilleures idées ! Enfin, on vous entrainera dans un tourbillon d’images, entre arbres généalogiques et photos de classe usées. On vous fera repasser par la case école avec la collaboration des élèves-photographes des Gobelins. On vous relookera les personnages des contes de notre enfance. Et on vous amènera au Musée d’histoire naturelle pour une visite à la Wad, forcément !

Ce magazine, c’est donc plus que jamais le vôtre. Espérons qu’il va continuer à vous accompagner dans vos pérégrinations urbaines et vestimentaires. Aujourd’hui, nous avons tous besoin de porter des histoires. Des symboles sociaux. Je porte, donc je suis. La mode est à tout le monde. Elle est un style de vie : « a wear of life ». Celui qui transparaît dans ces pages.

Cover.

Photographer : Philippe Gueguen

Model: Maud / Kalypha / Sandrine

Each week, you will discover the WAD's covers since its beginning and their editorial. A way to see the evolution of our magazine since its first parution in 1999.

Let's continue with the WAD #19 from 2003.

« Times change ». The first words of WAD’s first editorial, just five years ago. The times have changed, but not that many people have realized it. You just have to open your eyes. The street has undergone a metamorphosis; it has imposed its rules on the big designers who no longer interest anyone. Oddly enough though, no one’s talked about it. France didn’t seem to pay attention to this silent revolution; maybe she’s been to busy resting on the laurels of an aging haute couture.

WAD was born of an assessment and a bet. We wanted to be the mirror of this clothing revolution, to make WAD the witness of its moment, to represent the street and its 1,001 looks. No elitism, just a desire – to be the street’s spokesperson and display the small brands that might become the giant of tomorrow.

In five years, we think we won the bet. WAD has settled in, told you issue after issue about the constant evolution of “knowing how to dress”. So to celebrate our birthday, there was only one theme we could choose: HISTORY. Don’t worry, we’re not going to tell the same old stories, but new ones. The first being our own, while we’re on the subject. And then the people without whom our magazine would never be what it is today. We won’t forget anyone, we promise.

We’ll also tell you about the story of Harcourt, the mytical photo studio that was more than happy to join in the game of immortalizing heroes, the designers who every day change the face of  the world around us (discover the faces behind Diesel, G-Star, Replay, Miss Sixty and Marithé & François Girbaud). Also, we could exactly call ourselves standard bearers of the street without exploring the modern-cave painting that is graffiti. A trip into the heart of the influences it’s had not only on urban fashion, but also on haute couture. (Like we told you, the big boys are not eagerly watching us, the street, to steal our best ideas…)

Finally, we’d like to take you into a whirlpool of images, between family trees and old class photos. We even take you back to school in collaboration with the student photographers at Paris’s Gobelins art school. We’re also doing a makeover of some of the characters from the tales of our youth and take you to the Natural History Museum for the guided tour à la WAD.

This magazine, more than ever, is yours. We hope that it will continue to keep you company on your urban and clothing travels. Today we all wear our stories, our histories; our clothes reflect us and so reveal our past and our present. They’re our social symbols – I wear, therefore I am. Fashion is everybody’s; it’s a lifestyle, a “wear of life”. The one that appears in these pages. 

Catégorie: Art