Files - OPENING CEREMONY x ADIDAS ORGINALS: The Humberto Leon interview

Texte Pierre-henri Camy - Date 25 Octobre 2012

Umberto Leone (en bleu) en compagnie d'un ami à Berlin.

Parmi les plus fraîches collabs du moment, l'association entre les new-yorkais d'Opening Ceremony et Adidas Originals est à l'honneur de notre numéro H+. Nous en avons discuté avec Humberto Leone, l'un des deux membres fondateurs d'Opening Ceremony. Entretien exclusif.

Comment allez-vous aujourd’hui ?

Très bien, très heureux d’être à Berlin.

Vous voyez des points communs entre New York et Berlin ?

Beaucoup de New-Yorkais se sont installés ici. Ils ont l’impression que tout est possible ici.

Avec la collaboration des deux new-yorkais Opening Ceremony x Adidas, vous aviez le projet de réunir l'Europe avec les États-Unis ?

J’ai une relation forte avec Adidas, depuis que je suis tout petit. J’ai commencé le tennis très tôt, et je portais des Stan Smith ou des Rod Lever, c’était les chaussures à avoir. Je garde tout depuis que je suis petit, j’ai toujours mes Adidas originales, mes ravers, mes T-shirts de bébé… Lorsqu’on a voulu lancer notre ligne sportswear pour fêter les JO, Adidas était le choix idéal. Je pense que c’était cohérent, entre notre histoire personnelle et leur relation au sport et à la culture.

Que vouliez-vous apporter à cette marque historique ?

Comme on lance cette collection au moment de JO, je voulais vraiment me concentrer sur le sport. À l’époque, même dans les années 90, où les gens portaient des vêtements de sports mixés avec leur propre style. Pour moi, c’est cette énergie qui est vraiment importante. On voulait donc vraiment commencer par le sport, et Adidas est le leader incontestable dans ce domaine. On a donc choisi différents sports pour la première collection qu’on lance en magasin cette semaine, c’est la collection de maillots de bain. On lancera ensuite en août la collection vêtements de cyclisme. La collection que vous voyez aujourd’hui rend hommage à la course et au tennis, deux de mes grandes passions. C’est vraiment pour rendre hommage de manière individuelle à ces sports, au travers desquels on raconte une histoire de sportswear et de culture. Le concept c’est : « la grande performance rencontre le sportswear », l’idée c’est de pouvoir jouer au tennis en portant un short ou une jupe avec des poches pour les balles, et de pourvoir les porter aussi pour un brunch. C’est l’accord parfait, et c’est ce qu’essaie de faire avec cette collection.

Avez-vous travaillé avec des athlètes pour créer les pièces, par rapport à leurs mouvements, à la coupe des vêtements ?

Chez Opening Ceremony, il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent avec nous qui sont très athlétiques, on a donc réussi à avoir pas mal d’informations, comme lorsqu’on a dessiné une brassière de sport : de quoi avons-nous besoin ? Quelle doit être la coupe pour qu’il n’y ait pas trop de coutures ? On peut ainsi être soutenu et à l’aise à la fois. Il y a un bon équilibre dans la collection qui offre une réelle performance mais aussi du fun. Vous pouvez aller courir et aller en club juste après.

Quel genre de personne voyez-vous dans ces vêtements ?

Je pense qu’ils sont faits pour toutes sortes de gens car ils sont pour tous les âges. Lorsqu’on crée des vêtements, on ne veut pas les restreindre à certains âges ou à certains types de gens, ils sont faits pour êtres très accueillants. Quand vous regardez les couleurs et les coupes, elles sont pour tout le monde.

En ce qui concerne les bandanas, y a t-il un lien quelconque avec les gangs de Californie ?

Selon moi, le bandana est la marque de fabrique américaine. Il est vraiment ancré dans la culture américaine. Il date des westerns et a été adopté par différentes cultures. Le magasin Liberty est à Londres ce que le bandana est à l’Amérique. C’est un bon point de départ pour moi. Chez Opening Ceremony, on a toujours affirmé qu’on était un magasin américain, qu’on a commencé en Amérique. Carole et moi, on a grandi en Californie, c’était donc un bon moyen pour nous de parler des racines de l’Amérique surtout dans notre première collection.

Il y a des centaines de pièces, était-ce un long processus de création/fabrication ?

C’était assez rapide, l’équipe d’Adidas nous a aidé à tout mettre en forme. On voulait faire ça depuis longtemps et je crois que le timing a été parfait. On voulait lancer la collection en équipe pour les J.O. Le timing ne pouvait pas être mieux, et on en est vraiment très heureux.

Pensez-vous avoir surpris l’équipe d’Adidas Originals ?

Est-ce que je les ai surpris ? Je pense que je les ai surpris car j’en connais pas mal sur les baskets et le sportswear en général. Il est très simple de comprendre ce que je fais dans la mode mais moins dans le sportswear. Cependant dans mon esprit, tout est lié car cela relève de la culture, et nos deux marques célèbrent la culture dans ce sens-là. Ce qui les a surpris, c’est que je connaissais tout sur les Crazy 8 et bien d’autres choses encore que vous découvrirez plus tard…

Et Adidas vous a-t-il surpris ?

Leur ouverture nous a vraiment permis de nous exprimer dans cette collection, ensemble on a vraiment réussi à faire ce qu’on voulait et on en est très heureux. On a déjà fait quelques autres collaborations qui n’étaient pas toujours liées au milieu du sport, mais les gens étaient souvent plus nerveux.  

Avez-vous eu accès aux archives de la marque ?

J’ai mes propres archives (rires). Mais oui bien sûr, on a eu accès à leurs archives. Ce projet est vraiment basé sur une histoire, il ne consiste pas seulement à raconter une histoire à propos d’Opening Ceremony, mais aussi à propos d’Adidas, de son importance dans la culture pop. Il y a des éléments clés qui sont très Opening Ceremony, mais il y a évidemment l’ADN d’Adidas dans toute la collection. C’est une fusion parfaite.

En tant que collectionneur de sportswear, êtes-vous du genre à acheter une pièce en deux exemplaires pour en garder une dans une boite et ne jamais la porter ?

Je peux être un peu fou comme ça, et quand vous faites ça, vous ne portez jamais le deuxième exemplaire…  Ce qui compte surtout pour moi c’est que j’ai toujours été une personne qui passe d’une manière ou d’une autre par toutes les périodes et tous les mauvais moments de la vie, j’ai donc collectionné toutes sortes de grands moments. J’adore regarder en arrière et voir toutes ces périodes fascinantes, que ce soit la période de la scène rave, des Mods… Beaucoup d’objets cultes viennent d’ailleurs de la musique, j’adore les groupes, leur look, et j’essaye de leur ressembler. Blur était par exemple une grande source d’inspiration pour moi. Je me souviens d’une couverture du magazine Dazed & Confused où il portait un anorak Adidas avec un pantalon à pinces, et j’ai vraiment aimé ce genre de mélange, tout ça c’était avant Internet. C’est de là qu’est partie ma passion pour ce mélange entre mode et sportswear.

Avec cette collaboration, essayez-vous d’apporter du sport dans la mode ou de la mode dans le sport ?

Dans le monde d’aujourd’hui, il y a moins de différentiation, tout le monde veut être looké, peut importe ce qu’on fait. Que ce soit pour courir à la gym ou pour sortir, on veut être beaux. Nous, on voulait juste faire de bons produits, et que chacun d’entre eux soit beau individuellement.

Quel était votre premier contact avec Adidas ?

Pendant la période rave, il y avait une paire de chaussures de collection qu’il était impossible d’avoir. C’était un peu comme des Shell toe, mais très massives et avec une grosse semelle. Je me rappelle encore essayer de trouver ces chaussures partout. C’est toujours avant Internet, il fallait donc appeler le service de renseignement pour connaître tous les magasins Adidas dans chaque ville des Etats-Unis. À l’occasion de l’un de mes premiers voyages en Europe – j’étais avec mon sac à dos à Londres –, j’ai trouvé un T-shirt ringer vintage bleu ciel avec une encolure bleu marine. Sur chacune des photos de mon voyage de ces trois mois, je porte ce T-shirt. Il était simple à ranger, léger et je pouvais le laver et le faire sécher dans ma chambre d’hôtel. C’est drôle parce que c’est la seule chose que vous me voyez porter pendant ces trois mois et presque tous les jours… et je l’ai toujours !

Est-ce que la légèreté est importante pour vous ?

La légèreté ? Je pense que c’est vraiment important en ce qui concerne la qualité de la performance.  Lorsqu’on regardait des pièces à but de performance, on voulait être sûrs que l’imprimé n’allait pas altérer cet aspect et qu’il y avait une capacité suffisante à respirer dans certaines des matières. Quand l’automne-hiver arrive, il faut que lorsque vous alliez courir avec un anorak, il puisse vous tenir chaud.

As we said in the H+ issue, Opening Ceremony x Adidas is one of the coolest collaborations of the moment. We interviewed Humberto Leone, one of the two members of Opening Ceremony.

How are you today?

Really good, excited to be in Berlin.

You find some links between New York and Berlin?

Lot of New-Yorkers moved here. You can do anything here, that's a kind of feeling I think New York has.

How do you feel about linkin' two continents, America and Europe, with the Opening Ceremony X Adidas Originals collab?

I personally had a really strong relationship to adidas, even since I was a kid. I started playing tennis very early on, wearing Stan Smith and Rod Lever, that were the shoes to wear. I kept everything since I was a child, so I have all my original Adidas, all my ravers, baby T-shirts... When we wanted to do a sportswear line to celebrate the Olympics and celebrate sports, Adidas was the perfect choice for us. I think all that pretty much makes sense with our personal history and with their relationship with sports and culture.

What did you wanted to bring to this historical brand?

Because we are launching this collection at the time of the Olympics, I really wanted to focus on sports. There was a time, even in the nineties, when people would wear sportswear mixed with their own fashion. That energy feels really special to me. So we wanted to really start with sports and obviously Adidas is leader in sports. So we've broken down in specific sports for this first collection that we are launching in stores now this week, the first is the swim collection. Then in August we will be launching the cycling collection. The collection you're seeing here today is celebrating running and tennis, two of my personal big passions. It's really about celebrating individually these sports, and through the sports we are telling a story of sportswear and culture. The idea his "better performance meets sportswear": the idea of actually being able to play tennis wearing a shorts and a skirt with tennis ball pockets and also wearing it to go for a brunch. To me that's exactly the perfect combo, and that was the intent of the collection.

Did you work close to athletes when creating the pieces, regarding their movements, the cuts of the garments, etc?

At Opening Ceremony we have a bunch of people who work with us who are very athletic so we definitely got a lot of information, like when we were designing the sport bra: what do we need, what kind of line do we need to be sure that there are not too many seams. Therefore he can feel comfortable and the bra can really hold you in. There is a good balance within the collection that gives you that performance quality and also that fun. You can go jogging and then straight to the club.

What kind of people do you see in these clothes?

I think it's a very diverse group of people because they are ageless. When we design products we don't want to think about a certain age group or a certain type of people, it's meant to be very welcoming. When you look at the colours and the shapes, they are all inviting to most people.

About the bandanas, any relation with the gangs in California?

To me, the bandana is an American fabric. It really stems with America. It dates back to country western, it has been adopted by many different cultures. Liberty is to London what bandana is to America.  For me it's a great starting point. At Opening Ceremony we've always established that we are an American store, we started in America. Carole and I grew up in California, so it was really kind of a great way for us to talk about American roots, for the first collection, especially.

Hundred of pieces, was it a long creation/production process?

It was pretty quick, the Adidas team helped us pull it together. We've wanted to do this for a while and I think the timing really kind of work out perfectly. Together as a team we wanted to launch it for the Olympics. The timing couldn't be anymore perfect, and we are excited about it.

How do you think you surprised Adidas Originals team?

Did I surprise them? I think I surprised them by the fact that I knew a lot about sneakers and sportswear. It's really easy to think of what I do as fashion and less about the sportswear, but in my mind it's kind of interconnected because it all comes down back to the culture, and together both brands are celebrating culture in that way. The fact that I knew all about the Crazy 8 sneakers, and things you will see later surprised them...

How did Adidas surprise you?

Their openness really allowed us to express ourselves in this collection, together we really pushed this collection to a way we were really excited about. We've done a couple of other collaboration which are not necessarily sports related, and a lot of time people were more nervous...

Did you get access to Adidas archives?

I have my own archives (laughs). But yes, we definitely get access to their archives. Working on this project is really about story telling, it's not only telling a story within Opening Ceremony but also about Adidas, and its significance in pop culture. There are great key elements that are very Opening Ceremony, but there is definitely an Adidas DNA through out the entire collection. That's a perfect kind of fusion.

As a sportswear collector, are you the kind of guy who by two of the same piece to keep one in a box and never wear it?

I do get a little crazy like that and whenever you do that, you never wear the second one... What's interesting for me more than anything is that I was always that person who went through somehow the ages and all the bad phases of life, so I've collected all those kind of great moments. I like looking back and seeing all these interesting eras, whether it's the rave scene era, or the Mods era… A lot of iconic items come from music, I love the bands, the way they look, I tried to look like them... Blur was actually a big inspiration for me. I remember there was a cover of a Dazed magazine where he was wearing an Adidas anorak with pleated pants, and I really appreciated this kind of interesting mixture, it was before the Internet. That was my start of loving that kind of mix of fashion and sportswear.

With this collaboration, are you trying to bring sport to fashion or fashion to sport?

The way the world is going now there is less differentiation, everyone wants a look, no matter what you're doing. If you're running at the gym, or if you're goin' to a party you want to look great. We just wanted to make great products, and that each product individually looks great.

What was your first iconic contact with Adidas?

In the rave scene there was definitely this very collectible shoe that you couldn't get your hands on. It was a kind of shell toes, but it was really chunky and there was a big sole. I remember me trying to get those shoes everywhere. Again that was before Internet so you had to call 411 for all the Adidas stores in every city around the country. One of my first European trip was backpacking and my first stop was in London and I found that vintage Adidas ringer tee, a heather blue light blue with a navy ringer. On every photo of me backpacking for three months I'm wearing that T-shirt. It was easy to pack, it was light and I could wash it in my hotel room and dry it up... It's funny because that's the only thing you see me wearing during these three months almost everyday... and I still have it!

Is lightness important for you?

Lightness? As a performance quality I Think that's something really important. When we look to pieces that had performance aspects, we wanted to make sure that the printing quality wasn't going to endure these aspects, that there was a certain breath ability on some fabrics. When you come to fall/winter it's important also that when you're running with the anorak it can keep you warm.

Comment avez-vous travaillé les détails sur vos produits tels que les poches ou les fermetures ?

(En nous montrant son coupe-vent) Cette veste est réversible. Pour cet imprimé, on a repris l’idée du bandana et joué également avec le concept de patchwork, qui est une technique plus traditionnelle, mais on l’a fait de manière numérique, on pouvait donc voir tous les différents imprimés bandana mis les uns avec les autres. C’est un mélange de coton et de nylon très léger. C’est un anorak classique avec des manches de chemise, un détail qu’on adore ajouter car elles n’ont pas les manches élastique basiques. On voulait vraiment l’ajuster un peu plus, pour un look plus dynamique.       

Un côté pour sortir en boîte et l’autre pour faire du sport ?

C’est pour courir : « regarde- moi, je porte le côté bandana ! » (rires). J’aime l’idée de pouvoir aller d’une soirée à une autre, sans que les gens pensent que vous portez les mêmes vêtements, donc vous pouvez le retourner dans le taxi… La réversibilité est une chose dont on ne se sert pas assez et qui est même négligée. Je pense pourtant que c’est quelque chose de vraiment cool, c’est comme acheter deux pièces en une, et j’aime bien quand les gens achètent un truc et qu’ils peuvent le découvrir sous tous les angles.

Vous allez lancer votre collection, comment vous sentez-vous ?

On est des grands fans des J.O, donc on est vraiment d’humeur sportive. L’été évoque toujours ce mix entre sport et mode.

En tant que connaisseur de l'histoire d'Adidas et de la culture musicale qui lui est liée, avez-vous notamment pensé aux Superstar RUN DMC quand vous avez entamé votre collaboration ?

J’adore cette partie de l’histoire. Mais on ne voulait pas reproduire quelque chose de déjà fait. En tant que collectionneur, je veux que les gens repensent à 2012 en se disant : « Oh mon dieu souvenez-vous du modèle Opening Ceremony/Adidas, ou quand ils ont ressorti les Crazy 8 ».

Êtes-vous fiers de faire partie de l’histoire d’Adidas désormais ?

Oui je suis vraiment heureux. C’est un grand honneur, car Adidas fait partie de ces marques que j’admirais de loin étant petit.

Combien de produits Adidas possédez-vous ?

Sûrement 200, peut-être même plus…

Quel est le dernier en date ?

Une pièce de la collection original RUN DMC, mais une des plus rares. Sinon j’ai surtout des T-shirts, mais je vais peut-être ajouter plus de pièces de collection, comme un chapeau (rires).

How did you work on specific details of the products, like pockets or zips?

(Showing is windbreaker) This jacket is reversible. For this print, we took the bandana idea and also played with this classic idea of patchworking, which is more of a crafty technique, but we did it digitally, so you can see all these different bandana prints mixed together in scales. This is made of a very lightweight cotton/nylon combination. It's a great classic anorak with almost shirt sleeves, which is a detail that we love puttin' in, cause it doesn't have the classic "elastic" sleeves. We really wanted to "tailor" it a little bit, give it a more sleeker looking.

One side for clubbin' at night and the other for sports?

This is for running: "Look at me, I'm wearing the bandana!" (Laughs). I like the idea to go from one party to the next but you don't want people to know you're wearing the same clothes, so you can reverse it in the cab... Reversibility is a thing that people don't take advantage of enough. I think that's overlooked in life. Growin' up, to me, I think there is something really nice about the value of reversible: you almost buy two pieces in one, and I like when people buy something and they really can discover something within' the piece.

As your launching this collection, what is your mood now?

We are huge Olympics fans, so we are really in sporty mood. Summertime always evoques that mixture between sporty and dressing/fashion.

You know the story and the culture related to Adidas. Did you think about the Superstar RUN DMC when you started this collaboration?

I love that part of the history. But we didn't want to do something that was replicating. As a collector I want this to be something that people think back to 2012: "Oh my god remember that Opening Ceremony/Adidas piece, or when they brought back the Crazy 8 shoe"...

Are you proud to be a part of the Adidas history now?

Yeah, I'm very excited. It's a huge honour, and it's one of those brands I always look from afar as a child.

How many Adidas pieces do you have in your collection?

Probably 200. Maybe more...

Ultimate piece?

Something from the Original RUN DMC collection, but one of the harder pieces. I mainly have T-shirts, but I think I can add more collectible pieces to my collection, like a nice hat (laughs).

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