Files - Neonbirds

Texte Carine Lucas - Date 17 Janvier 2012

Enfants du rock, ces deux-là étaient fait pour s’entendre. Pourtant c’est en bidouilleurs électro qu’on les découvre en 2006 avec quelques titres balancés sur le net. La rencontre se fait quelques années avant alors que Bapstiste cherchait un bassiste pour un nouveau groupe. Le duo découvre au même moment les prod’ électroniques et se lancent finalement dans un projet à deux : « on voulait utiliser uniquement des machines comme un groupe live qui jouerait avec des instruments mais pour des raisons techniques et logistiques on s’est adapté au laptop » explique Baptiste. C’est en live que l’on découvre le côté rock du groupe : « il y a plus de guitares, ça gueule plus ». Et le live, c’est ce qui fait tenir le groupe depuis leurs débuts.

Raised by rock, the two were born to play together, but it’s while toying with electro in 2006 that they were discovered via a few tracks posted online. They’d met a few years before as Baptiste searched for a bassist for a new band. They were both exploring electronic equipment at the same time, and launched into a project as a duo: “We wanted to use the machines exclusively, in the same way as a live band plays instruments, but for technical and logistical reasons we had to adapt to the laptop,” Baptiste explains.  Their rock side comes out in their live show: “There are more guitars. It’s fiercer.” And it’s their live shows that have been propelling the band since the beginning.

Ces mecs, comme beaucoup aujourd’hui, ne vivent pas de leur musique, l’un est formateur, l’autre prof. Il y a bien eu une maison de disque qui s’est collé au projet il y a 3 ans : « en une semaine tout a capoté, ça nous a soulé et on a plus trop fait de musique ». Plus rodé sur le système, ils en captent les rouages, le buzz passé, ils se rendent compte qu’ils seront jamais assez mainstream pour que l’on mise sur eux. La solution : monter leur propre label! Ils injectent toutes leurs économies et s’investissent à fond pour nous sortir ce petit bijou de cold dance qui compile tous les titres qu’on a aimé et des inédits chanmés, montés et imaginés ensemble: « on est un peu comme l’assemblée nationale et le sénat, on bosse chacun de notre côté et ensuite on fait évoluer nos idées » décrit un Léon amusé.

On leur a souvent collé cette étiquette « revival 80’s » qui ne correspond pas forcément à leur boulot. Oui, ils ont écouté My Bloody Valentine mais ont aussi saigné les skeuds de Kompakt sur le tard. Un mix d’influences qui s’écrase sur les synthés froids capables de retranscrire la dureté du monde. Saisissant.

Choix de la rédaction : "01212"

Ignition's Cold Oxygen's Pale, sur leur propre label Substitute Records.

Like many today, these guys don’t live off their music – one is a trainer and the other a teacher. A label attached itself to the project about three years ago, and: “In one week everything exploded. It was dizzying. We were pumping out music.” Trapped in the wheels of the system, the buzz passed, and they realised they would never be mainstream enough to fit everyone’s expectations. The solution? Start their own label! They pooled their savings and dedicated their energy to the project, releasing this gem of a cold dance album that compiles all the songs we love and a few wicked unreleased tracks, conceived and recorded as a pair: “We’re a bit like a parliament or senate in that we each work individually and then develop our ideas together,” a bemused Léon describes.

Their music is often labelled as “80s revival”, a sticker which doesn’t necessarily conform to their work. Sure, they’ve listened to My Bloody Valentine, but they’ve also felt the blood on the tracks at Kompact on the later end of things. A mix of influences that weigh heavily on their cold synth, capable of transcribing the harshness of the world. Piercing.

Editor’s pick: "01212"

Ignition’s Cold Oxygen’s Pale, available on their label Substitute Records. 

 

Catégorie: Music