Files - Julia Stone: I will make people dance

Texte Carine Lucas - Date 4 Octobre 2012

Vous êtes de retour avec un deuxième album solo intitulé By The Horns. Pouvez-vous nous expliquer ce titre à nous, francophones ?

Ce titre n’a rien à voir avec l’expression dédiée qui serait « Prendre le taureau par les cornes ». Les paroles d’où il est tiré sont « Tu l’as prise par la gorge, tu m’as prise par les cornes, tu l’as prise (suggestion "mise dans le meme lit" dans le même lit alors qu’il était encore tiède ». Ce titre fait plus allusion à ce sentiment éprouvé quand on est déçu par quelqu’un. Quelqu’un qui te tient et dont tu ne peux pas vraiment te défendre ni combattre.

Pouvez-vous nous en dire plus sur les personnes qui ont collaboré à cet album et ce qu’ils ont fait exactement (Thomas Bartlett, Patrick Dilett) ?

Thomas et Pat on été les producteurs de cet album. Thomas a aussi joué au clavier et au piano. C’est un  musicien incroyable. J’ai toujours voulu travailler avec lui depuis que je l’ai vu jouer à New York, il y a quelques années. Après le                   concert, je me suis renseignée sur tous les morceaux sur lesquels il avait travaillé – et il y en a pas mal. Je l’ai alors rencontré en backstage lors d’un festival et depuis ce moment, j’ai toujours voulu d’enregistrer un album avec lui. C’est comme si la vie vous faisait rencontrer les bonnes personnes exactement au moment où vous en avez besoin.

Maintenant que vous avez une carrière solo, est-ce que votre frère vous manque, artistiquement parlant ?

Il me tarde de refaire de la musique ensemble, peu importe dans quel cadre mais commencer une carrière solo est quelque chose qui m’a fait renaitre, artistiquement parlant. Je pense qu’on faisait tous les deux de la musique bien tranquillement et qu’il était temps que cela change. Ça nous a donné un peu d’espace pour explorer différents aspects de nous-mêmes et de notre musique. Travailler ensemble a été quelque chose de très particulier. On a tous les deux mélangé nos propres styles, sans savoir pourquoi ni comment. La liberté de proposer une démarche créative avec mes propres chansons est quelque chose de vraiment très excitant.

You're back with a second solo album, "By the horns". Can you explain the expression to us Francophones?

The expression in this particular case has nothing to do with the traditional meaning- which is to ‘Take life by the horns’. The lyric that it comes from is ‘you had her by the throat, you had me by the horns- you had her in the same bed while it was still warm’. It’s more of a reference to being deceived by someone-- someone holding you and you cannot really fight back or defend yourself.

Can you tell us about the people you collaborated with on this album and the roles they played (Tomas Bartlett, Patrick Dilett)?

Thomas and Pat were the producers of this record. Thomas also played all the keyboards and pianos-- he is an incredible musician- I have been inspired and excited to work with him ever since I saw him play in NY many years ago. After that show I discovered all the different records he was involved with--- so many great sounds. Then I met him backstage at a festival and ever since then I’ve been dreaming of making a record with him. Life always seems to introduce you to the people you want/need at the right time.

Do you miss your brother, artistically speaking, now that you're singing alone?

I look forward to making music together again whenever that will be but I have found making music on my own to be something that has creatively made me feel alive. I think, we both were really comfortable making music together and it really was time for a change- it has given us both the space to explore different aspects of ourselves and our music. Working together is something very specific. We both blend our styles together in some way without knowing how or why we do--- the freedom to really go down a creative path with just my songs is really thrilling.

Le monde que vous dépeignez dans vos chansons est très mélancolique. Avez-vous déjà pensé à produire un album qui fasse danser, juste pour voir ce que ça donne ?

Oui, j’y pense tout le temps. J’ai déjà imaginé sortir un album pour faire danser un jour. Ça arrivera, je ne sais pas quand mais notez-le bien : je ferai danser les gens.

Vous avez le musicien français Benjamin Biolay. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

On s’est rencontrés par l’intermédiaire de nos managers. Ils nous avaient mis en relation et on s’est rencontrés dans un bar, quand je suis venue à Paris, au début de l’année. On a bu du champagne et on discuté d’un peu de tout. On a bien accroché et on a enregistré quelques morceaux ensemble dans les jours qui ont suivi.

Tu as voyagé en Californie, en France et en Inde pour parfaire cet album. Est-ce que les romances qui tu racontes dans l’album ont eu lieu lors de ces voyages ?

Je ne me rappelle plus quand ces romances se sont passées. L’amour et la romance sont des notions déconnectées du temps. C’est étrange. Certains prétendants sont restés dans mon cœur longtemps après la rupture tandis que d’autres en sont disparus, comme emportés par un étrange cyclone. Comme si rien ne s’était passé. Je crois qu’il en va de même avec les connections entre prétendants et chansons. Avec le temps, le sens des choses, les souvenirs qui expliquent pourquoi, où et quand j’ai écrit les chansons changent.

Une dernière question : l’amour est un sujet récurrent dans cet album. Es-tu amoureuse en ce moment ?

Oui. Je crois qu’il n’y a eu quelques jours dans ma vie où je n’ai pas été amoureuse. Aujourd’hui n’est pas un de ces jours.

The world you create in your music is very melancholic. Have you ever thought about producing an album to make people dance, just to see what it's like?

Yes. I think about that all the time. I’ve been dreaming about one day making a dance record. It will happen. I don’t know when. But mark my words- I will make people dance.

You collaborated with French musician Benjamin Biolay. How did you meet?

We met through our management. They put us in contact with each other and then when I was in Paris earlier this year we met in a bar-- drank champagne and talked about this and that. We got on well and recorded a couple of tracks together over the next couple of days.

You traveled to California, France and India to perfect this album. Did the romances you describe on the album happen on these journeys?

I can’t remember when these romances from the songs happened. Love and romance are always strangely disconnected with linear time. Some lovers stay in my heart long after it’s over and others seem to disappear into some strange vortex- like it never happened. I think the same goes with the connections between lovers and songs. Over time, the meanings, the memories of why, where and when I wrote the songs changes.

One last question - the subject of love often comes up on the album... Are you in love right now?

Yes. I think there’s been a couple of days in my life where I haven’t been in love. But today isn’t one of them.

Catégorie: Music