Files - GREG RIVERA INTERVIEW & MISHKA SS13 EXCLUSIVE PREVIEW

Texte Pierre-henri Camy - Date 21 Aôut 2012

WAD a rencontré Greg Rivera, co-fondateur de Mishka, lors du salon Bread & Butter à Berlin. Interview et preview exclusive de la collection printemps-été 2013.

Salut Greg, nous voilà en clôture du Bread & Butter, ton bilan pour Mishka?

Le salon était bon, c'est la première fois que Mishka exposait, et ça a bien marché. On a eu beaucoup de clients, et pas mal de gens sont passés : on a vu de vieilles connaissances, mais aussi de nouvelles têtes. Je pense que ce fut une réussite dans l'ensemble.

Comment se développe ta marque en Europe?

La marque marche vraiment bien en Europe, on s'agrandit progressivement en augmentant notre production, on est maintenant dans les meilleurs magasins d'Europe, donc la marque se porte bien. Il y a une sorte de comeback du streetwear, et on a toujours été connus pour notre style unique avec des mélanges de couleurs et de graphismes. Personne ne peut dire que nous ne sommes pas originaux, car tout ce qu'on fait depuis des années relève de notre style unique et de notre sensibilité. De plus en plus de gens le comprennent et ils aiment notre originalité et notre différence. Je pense donc que ça va bien pour nous.

Où en êtes-vous côté retail à l'international?

En 2009, on a ouvert notre premier magasin à Brooklyn, en 2010 à L.A. et un autre à Tokyo. En fait on est en train de déménager notre magasin de L.A. d'Echo Park à La Brea, dans Hollywood, plus central, là où il y a aussi Stüssy, Undefeated, Black Scale ou American Rags… C'était bien à Echo Park, mais on voulait plus de visibilité sur la Côte Ouest. On prévoit aussi d'installer quelques nouveaux magasins pop-up, un à Hong Kong prochainement, on pense aussi à Berlin et Paris.

Tu viens d'évoquer le "comeback du streetwear", quels ont été pour toi les premiers signes de ce retour?

Les gens reviennent aux couleurs flash, pour des motifs, ou sur des vêtements entièrement imprimés, et l'imprimé camouflage qui était absent pendant longtemps semble revenir. Je pense que cette recherche dans les motifs, surtout sur des T-shirts ou des chemises, est liée au fait que les gens cherchent quelque chose de différent. Pendant un moment, tout le monde se tournait vers l'héritage, et tout devait être propre, joli, en chambray… Désormais, il y a une autre tendance, tout le monde veut se différencier des autres, et pour être vraiment différent il faut être constamment créatif, et ne pas se contenter d'une seule chose.

WAD met Greg Riviera, co-founder of Mishka, at the Bread & Butter tradeshow in Berlin. Here is an exclusive interview and preview of Mishka's spring-summer 13 collection.

Hi Greg, how was the tradeshow?

Tradeshow was good, we settled in this section of Bread & Butter, first time doin' Bread & Butter Berlin, and it was a good success. There were lots of customers and people came by: we met some old faces and see some new ones. I think it's gonna be a successfull show overall. 

How is the Mishka brand developing in Europe these days?

The brand is been developing really well in Europe, we've been growing really steadily, tightening up our distribution, we're in the best shops in Europe, the brand is goin' well. There is a kind of comeback of streetwear, and we've always been known for our unique style, colour combinations, graphics. Nobody can say we are not original, because everything that we have done for years has always been our unique style and sensibility. Now more people are catching on that and they like the fact that we are original and different. I think we're doin' well.

How is your international retail network going?

In 2009, we opened up our first retail store in Brooklyn, then in 2010 we opened up one in L.A., and another one in Tokyo. We're actually moving our L.A. store from Echo Park to Hollywood, so we're moving to La Brea, more central, like by Stüssy, Undefeated, Black Scale, American Rags... It was good in Echo Park but we wanted more exposure on the West Coast. We have a couple of pop-up stores planned, one in Hong Kong soon, we're talkin' about doing one here in Berlin, talkin' about Paris. Maybe the next step for us is to do some more retail kind of environments, whether it's a pop-up or permanent location.

You told us a bout a "streetwear comeback", what were the first signs of this comeback you observed?

People are kinda like in the bright colours again, like in the patterns, all over print patterns and camo was out of the scene for a while but is sort of coming back again. I think with the research of patterns, especially on shirts and tops, people are looking for something different. Everybody for a while was going towards the heritage, everything needed to be clean, and nice, and chambray... and now it's just another trend, everybody wants to be different and not looking the same so to be truly different you have to keep on creating and developing and not just staying doing one thing. 

 

Quelles sont les inspirations graphiques de Mishka?

Ça a toujours été la musique, les BD, les films, les trucs obscurs et underground des années 80, de notre jeunesse, les vieux skateboards... Pour notre collection printemps-été 2013, sur certaines pièces comme notre ensemble chemise-short, l'idée était de créer une sorte de graphisme inspiré des signes du zodiaque, comme sur le plafond à la Grand Central Station de NY. Sur un des T-shirts il y a une sorte de motif égyptien, mais à la place des personnages d'époque on a placé Simon, notre squelette-vampire à un œil iconique.

Ton crew est très impliqué dans la musique, de quelle manière?

On a lancé le label Mishka il y a environ deux ans, on y sort des 45 tours, et dernièrement des mixes de hip-hop. On travaille pour être considéré comme un vrai label. Ce pourquoi on a rencontré quelques grosses maisons de disques et distributeurs comme Universal, Warner Brothers ou Def Jam. On a sorti la mixtape de Das Racist et ils ont fait un carton, ainsi que Stalley, qui a signé sur Maibach, Mr. Muthafuckin' eXquire a signé recemment chez Universal... On essaye de préserver ça, on veut avoir quelque chose à offrir aux groupes, pas juste de la pub. On connaît la rue, les bons artistes, et on sort les bonnes chansons. On soutient le crew de DJ Trouble&Bass, et Full's Gold et Mad Decent sont nos potes.

Parmi les newcomers que vous côtoyez, qui sont les mecs et nanas à suivre?

Kitty Pride, une rappeuse de 19 ans qui vient de Floride, elle est vraiment fraîche. Et on a sorti la mixtape de Carrie Wilds, une artiste R&B de Brooklyn. Il faut les suivre!

www.mishkanyc.co

What are your graphic inspirations?

It's always been heavily in music, comic books, movies, the obscure and underground things from the eighties, from our youth, old skateboard graphics, all that shit. Regarding our SS2013 collection graphics, on the shirt-short outfit, the idea was to create a kind of Zodiac graphic, like the cealing at Grand Central Station in NY, it's sort of inspired by that. And one of the T-shirts is a kind of Egyptian pattern, but we changed the characters and we putted Simon, our skeleton, one-eyed vampire.

Mishka crew is strongly involved in music, how?

We're pulling out 7 inch vinyls, we recently pulled out hip-hop mixes... so that's gonna be a big part of the brand. We're working to get established as an official music label. We had some meetings with some big companies and distributors like Universal, Warner Brothers and Def Jam. We pulled out Das Racist mixtape, and they blew up, Stalley, who signed on Maibach, Mr. Muthafuckin' eXquire who recently signed on Universal. We are around the streets, we know the good artists, pulled out the good tapes... We are trying to protect that a little bit, we want to have something to offer to the bands, not just promotion. We support the DJ crew Trouble & Bass, we are good friends of Full's Gold and of Mad Decent.

Freshest guy or girl to follow?

Kitty Pride, a 19-year old rapper from Florida, she's really fresh. We pulled out Carrie Wilds mixtape, an R&B artist from Brooklyn... Follow them!

www.mishkanyc.com

 

 

 

Catégorie: Fashion