Files - ALICE GALLERY

Texte Marie Dorst - Date 6 Juin 2011

Alice Gallery, c'est Alice Van Den Abeele et Raphaël Cruyt ; duo bruxellois, et couple à la ville. Elle a étudié l'Histoire de l'art à Boston, travaillé en galerie à New-York, Londres, et dans la mode à Paris. Il a été dessinateur de presse, créatif dans la pub, storyboarder... En 2004, alors qu'ils sont tous deux dans une impasse professionnelle, ils décident de se lancer. C'est le début d'une belle histoire.

Alors qu'elle assiste à la Biennale de Venise en 2001, Alice tombe sous le charme de "Street Market", une installation de Todd James, Steve Powers et Barry McGee. Une génération d'artistes qui, selon elle, a pris conscience de son autonomie et grâce à internet, grandit en marge du milieu de l'art contemporain. Venus des subcultures : graffiti, skateboard, tatouage, ils ouvrent à l'art de nouveaux champs d'investigation plastique, en amenant leurs propres codes et attitudes. Avec une influence qui dépasse selon elle le débat esthétique. "Ils bouleversent la tutelle que l'art contemporain exerce sur les autres domaines artistiques et remettent en cause les hiérarchies pré-établies. Exposer dans une galerie n'est plus la quête ultime de l'artiste. L'espace public virtuel offre de nouvelles voies de reconnaissance."

Behind Alice Gallery stands Alice van Den Abeele and Raphaël Cruyt; a Brussells duo and couple. Alice studied Art History in Boston, worked for galleries in NY, London, and was involved in fashion in Paris. Raphaël, a press illustrator, advertising creative, and storyboarder.. In 2004, both in a professional stand-still, they decide to start their own project. It was the beginning of a beautiful story.

While attending the Venise Biennale in 2001, Alice is charmed by ‘Street Market’, an installation by Todd James, Steve Powers and Barry McGee. According to her, they’re a generation of artists conscious of their autonomy, using the internet to expose themselves and to grow within the Contemporary Art scene. From diverse subcultures, ranging from graffiti, skateboarding, and tattooing, they open new fields of investigation, bringing along their own codes and attitudes, with a group of influences that, to her, surpass a purely aesthetic debate. ‘They overturn the domination that contemporary art has on the other artistic domains, questioning the already established hierarchies. Showing work in a gallery is no longer the artist’s supreme goal. New ways of being recognized are offered through the virtual space.’

Ces bouleversements, Alice les vit de plein fouet. Issue de cette même génération, mais bossant dans une galerie traditionnelle, elle s'ennuie. De son côté, Raphaël ne trouve pas de financement pour un projet de film d'animation. De ce creux naît l'envie d'autre chose. Nous sommes en 2004, Alice Gallery ouvre ses portes.

Un lieu atypique, qui fait entrer le street art dans ses murs et brise les codes traditionnels de la galerie. Des artistes venus d'Europe, des USA, de grandes villes principalement. Là où les subcultures sont les plus actives... Une philosophie simple : grandeur, plaisir, humour et intuition.

Alice experiences these great changes first hand. While simultaneously working in a traditional gallery, she quickly loses interest. On his side, Raphaël cannot find financing for his animation film, leading to a desire to do something else. In 2004, Alice Gallery opens its doors.

Not an ordinary space : exposing street art on its walls, breaking the traditional gallery conventions. Artists from Europe, USA, big cities mostly, where the subcultures are most vibrant. A simple philosophy: grandeur, pleasure, humor, and intuition.

All pictures by Monika Radwan for WADMAG.COM

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Catégorie: Art - Tags: Art, Bruxelles