WE MET MAD COOL ARTIST TIFFANY COOPER

Originaire de Grenoble, Tiffany Cooper a plus d’une ville et d’une inspiration dans sa poche. De Grenoble à Strasbourg puis Paris, l’artiste s’inspire aussi bien des maracas mexicaines que de petites bêtes poilues ou de fruits punchy pour créer toutes sortes de mignonneries. Alors que ses personnages plein d’humour remplissaient le bassin de The Beach pour les 20 ans de colette, sous forme de bouées en collaboration avec Sunny Life, nous avons voulu en savoir plus sur cette illustratrice hyper démonstrative.

Originally from Grenoble, Tiffany Cooper has more than one city and inspiration in her pocket. From Grenoble to Strasbourg and then Paris, the artist draws inspiration from Mexican maracas as well as from small hairy beasts or punchy fruits to create all sorts of kawaï stuff. While her funny characters filled in The Beach for colette’s 20th anniversary, transformed into water wings, we wanted to know more about this illustrator hyper effusive.

Depuis quand dessines-tu ?

Je dessine depuis que je suis enfant, avec une ‘ petite ‘ pause de sept ans entre mes 20 et 27 ans.

Tu as étudié aux Arts Décoratifs, quel cursus as-tu suivi ?

J’ai fait les Arts Déco de Strasbourg, option Art. Je faisais des choses pas permises, j’ai retrouvé le disque dur qui contient un bon nombre de mes projets, des trucs assez… particuliers !

Parle-nous de ton expérience dans le monde de la mode ?

J’ai d’abord été vendeuse chez Sonia Rykiel, puis chez Heimstone, puis j’ai travaillé à la RH chez Isabel Marant, avant de partir au sein d’une grande maison, chez qui ça n’a pas marché ! Ça m’a donné l’idée de construire quelque chose autour du coté impitoyable du milieu de la mode. J’ai recommencé à dessiner, je faisais des petites BD marrantes qui parlaient de chômage, d’entretiens ratés, des backstages de défilés, du domaine des RH dans la mode… Et je postais tout ça sur un blog – c’était la grande époque du blog d’illustrations. Je postais tous les jours à 9h du mat’, et je continuais à chercher du boulot en parallèle. Jamais je n’ai pris ça au sérieux, ça me faisait bien marrer. Et puis un jour j’ai sorti mon premier livre, aujourd’hui j’ai 3 agents, je m’en suis donné les moyens.

Qu’est-ce-que tu dessines la plupart du temps, qu’est-ce qui t’inspire ?

Tout m’inspire, aussi bien les peintres que les trucs improbables qui se passent sur les réseaux sociaux. La culture pop, les films, les voyages, j’aime bien faire des mash up de tout ça. J’aime dessiner des animaux qui ont l’air débile. Plus il a l’air débile et plus je kiffe. Quand un dessinateur dessine une expression, il joue l’expression lui-même, j’adore ça.

Tu as un style ultra summer, tropicool, joyeux, c’est un mot d’ordre ?

J’ai grandi aux États-Unis quand j’étais petite, entourée de tous ces personnages de dessin-animés. Encore maintenant quand je m’exprime j’utilise malgré moi des grimaces de personnages.

When did you start drawing?

I have been drawing since I’m a child, with a ‘small’ break of seven years between 20 and 27 years old.

You studied at the Arts Décoratifs, what curriculum did you take?

I did the Arts Décoratifs of Strasbourg, with the Art option. I was doing crazy things, I found the hard disc that contains lots of my projects, stuff … quite special!

Tell us about your experience in the world of fashion?

First I was a saleswoman at Sonia Rykiel, then at Heimstone, then I worked for the human ressources at Isabel Marant, before working for a big company, but it didn’t work out! It gave me the idea to build something around the ruthless side of the fashion world. I started to draw again, I was doing funny comics that talked about unemployment, failed interviews, fashion shows backstage, human ressources within fashion… And I posted all this on a blog – it was the big era of illustrations blog. I was posting every day at 9am, and I kept looking for a job at the same time. I never took it seriously, it made me laugh. And then one day I released my first book, today I have 3 agents, I’ve worked hard for this.

What do you draw most of the time, what inspires you?

Everything inspires me, both painters and the unlikely things that happen on social networks. Pop culture, movies, traveling, I like to mix it all. I like drawing animals that look stupid. The more he looks stupid, the more I LOVE it. When an illustrator draws an expression, he plays the expression himself, I really enjoy this.

You have an ultra summer style, tropicool, joyful, is it a motto?

I grew up in the United States when I was a little girl, surrounded by all those cartoon characters. Even now when I express myself I use characters faces, I can’t help it.

Qu’est ce que tu recherches dans tes différentes collaborations ?

Je cherche à m’amuser. J’ai dessiné des sirènes pour Maison Sassy, pour habiller les bouteilles et en faire un coffret vendu chez colette. On a fait les bouées pour l’évènement des 20 ans de colette, l’Oeuf de Pâques façon Mr Patate avec À la mère de famille. C’était un gros fantasme ! Même Karl Lagerfeld est venu en acheter une trentaine pour ses employés, à 75 euros l’oeuf, ça fait plaisir…

Laquelle te rend la plus fière ?

Ma collab’ avec Karl justement. Je lui ai envoyé ma lettre comme on écrit à Ricky Martin quand on a 13 ans. Je l’ai rencontré, on est partis au Japon, on a fait un livre, c’était complètement féérique. La plus belle aventure de ma carrière jusqu’à maintenant.

Au-delà de Karl donc, avec qui rêverais-tu de travailler ? #ultimatedream

Au-delà de Karl, ce serait avec Dieu alors ?! Non, j’adorerais faire un truc avec Vans. Ou un gros truc avec Coca-Cola, quelque chose d’iconique.

Quel pays t’inspire le plus à l’heure actuelle pour de futurs projets & créations ?

Le Japon, clairement. Mon univers colle tellement avec la culture japonaise. Les gens sont adorables, il y a des personnes mignons partout, dans la rue comme sur l’emballage de tes nouilles, c’est complètement fou.

Des projets ?

Je cherche à réaliser une série et je cherche activement un auteur !

What do you look for in your collaborations?

I’m trying to have fun. I drew mermaids for Maison Sassy, ​​we made funny bottles sold at colette. We made the buoys for the colette’s 20th birthday, the Easter Egg in Mr Patate’s way with À la mère de famille. It was a big fantasy! Even Karl Lagerfeld came to buy thirty of those for his employees, 75 euros the egg, made me happy…

Which one of these collaborations makes you the proudest?

My collaboration with Karl indeed. I sent him a letter as you would write to Ricky Martin when you are 13 years old. I met him, we went to Japan, we made a book, it was completely magical. The greatest adventure of my career so far.

Beyond Karl, then, who would you dream of working with? #ultimatedream

Beyond Karl, would it be with God then ?! No, I’d love to do something with Vans. Or a big thing with Coca-Cola, something iconic.

Which country inspires you the most at the moment for future creations?

Japan, clearly. My universe fits so much to Japanese culture. People are lovely, there are cute things everywhere, in the street or on the packaging of your noodles, it’s completely crazy.

Projects ?

I’m trying to make a short movie with episods, and I’m actively looking for an author!

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