R.A.P BY HASSAN HAJJAJ

Nous sommes en 1984, le contexte socio-politique Londonien est plutôt triste, et Hassan Hajjaj lance R.A.P, aka « Real Artistic People » dans le but de redorer une scène créative morose et esseulée.

« Les grandes marques de mode ne créaient pas pour des gens comme nous, on n’avait plus qu’à aller acheter nous-même le matos et concevoir nos fringues. J’avais le soutien de gens comme Soul II Soul, Omar, London Posse, les potes avec qui j’ai grandi. Je ne pensais pas encore ouvrir le projet à d’autres personnes qu’à nous. »

Pour Hajjaj, Londres joue un rôle fédérateur, un point de rassemblement, de réunion, de vivre ensemble, et ce pour des personnes issues de multiples backgrounds et nationalités. Quand il crée R.A.P, c’est ce mélange entre culture caribéenne, anglaise, et indienne qu’il met en lumière, c’est cette réussite des enfants immigrés.

La marque revient cette année au coeur du festival SOLE DXB, 20 ans après et alors que la scène streetwear actuelle doit à Hajjaj et R.A.P la chute des barrières entre art, mode, musique et force d’entreprendre.

Rencontre.

We are in 1984, the social-political context in London is rather sad, and Hassan Hajjaj launches R.A.P, aka « Real Artistic People » in order to golden a morose and lonely creative scene.

« The big fashion brands didn’t create for people like us, we just had to go buy the stuff ourselves and design our clothes.I had the support of people like Soul II Soul, Omar, London Posse, friends I grew up with. I wasn’t thinking about opening the project to anyone else than ourselves. « 

For Hajjaj, London plays a unifying role, a gathering point, a meeting point and a place to live together for people from many backgrounds and nationalities. When he creates R.A.P, it’s this mixture of Caribbean, English, and Indian culture that he highlights, it’s the success of immigrant children.

The brand returns this year at the heart of the SOLE DXB festival, 20 years later and while the current streetwear scene owes to Hajjaj and R.A.P the fall of the barriers between art, fashion, music and entrepreneurial strength.

We met.

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La marque vient de Londres. C’est une chance de l’avoir lancée dans cette ville? Pourquoi?

Oui, R.A.P est né à Londres en 1984. À l’heure actuelle, j’ai vraiment l’impression que c’est le bon moment, avec la bonne team à mes côtés, pour relancer la marque, avec le soutien des patrons de l’Art Cadillac j’ai une vraie liberté créative pour m’exprimer. SOLE DXB a aussi été une super équipe avec qui travailler, ils nous ont aidé à mettre en place le setting idéal pour nous relancer : un festival lifestyle à Dubai, créant ce pont entre cultures occidentales et orientales, avec cet oeil tourné dans le passé mais un grand pied dans le futur. Ce genre de melting pot, c’est de ça dont le monde a besoin, non ? C’est aussi l’occasion d’un partage culturel, chose que ma marque a toujours mis en avant. Tout s’est fait de manière super naturelle.

Pourquoi un come back aujourd’hui en 2016 ?

Le timing, l’équipe. J’ai pris du temps à construire ma carrière d’artiste, maintenant j’ai le sentiment d’être prêt à faire ce « come back » pour R.A.P. Le monde est prêt pour un deuxième round !

Comment définirais-tu la street culture d’avant comparé à celle que nous vivons aujourd’hui ?

À l’époque, la mode & la culture streetwear commençaient à peine. On découvrait tout ça sans modèle pour réussir. Aujourd’hui, les exemples sont là, mais ce que l’on voit récemment est une réaction contre la politique et la société actuelle, tout comme la période où R.A.P a été créée, alors que la politique des conservateurs était répandue. En 2016, on commence à voir les frontières de la culture s’effacer, avec l’accès à l’information très rapide et facile. C’est incroyable, et c’est pour ça que R.A.P est plus que jamais dans l’air du temps.

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Beaucoup de marques de streetwear émergent aujourd’hui. Tu restes confiant par rapport à la singularité de R.A.P ?

Oui, R.A.P a une histoire forte, un héritage qui ne changera jamais. On est très fiers de nos derniers move avec Cadillac et SOLE DXB.

Quelle est la force de R.A.P aujourd’hui ?

Son histoire, ses histoires, ses racines… C’est là que tout a commencé.

Parmi la nouvelle scène mode, qui sont tes trois protégés ?

Amine Bendriouich, Melody Ehsani, Yassine Morabite.

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The brand is originally from London, was it a chance for you to launch it in this city? Why?

Yes, R.A.P was born in London in 1984. Now seems the perfect time with the right team behind it – as patrons of the Arts Cadillac have afforded me a great opportunity to bring the brand back, offering me true creative freedom to express myself. SOLE DXB have been a great team to work with – producing the ideal setting to relaunch – a one-of-a-kind lifestyle festival based out of Dubai (this November 18th & 19th), bridging Eastern and Western cultures with one eye on the past and one foot in the future. That kind of melting pot is what the world is about, right? And the kind of cultural sharing that my brand always promoted. The whole thing has been very natural.

Why a come back now in 2016?

Team and timing. I have been really busy building my artist career, and I now feel I’m ready to do the so called « come back », when it comes to R.A.P. The world is ready for the second coming!

How would you define the street culture back then compared to the one we experiment now?

Back then, fashion/streetwear culture was just at the beginning. We were experimenting with no template for success. Now template exists, but what you see recently is a reaction to political and societal establishment – to linear definitions of culture – just as R.A.P was born out of a time when socially polarising policies of the torys were rife. In 2016, we’re now beginning to see the lines of culture blur radically with widespread access to information etc. It’s amazing and that’s why R.A.P is so culturally relevant today.

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Now, lots of streetwear brands emerged, are you confident in still differentiating R.A.P from them?

Yes, R.A.P has a strong history of its own to look back at, that will never change, and we are very proud of its latest iteration taking it into the future, courtesy of the support of Cadillac and SOLE DXB.

What’s R.A.P’s main strength today?

Its history, its story, its roots… Where it all came from.

Amid the new street culture scene, who would be your 3 protégés?

Amine Bendriouich, Melody Ehsani, Yassine Morabite.

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